Femme

Pour toi, ma voisine.

8 mai 2016

voisine

Chère voisine, 

Ces quelques mots sont pour toi. 

Cela fait maintenant quelques mois que nous cohabitons : je pense que le terme cohabiter doit être choisi car dans un immeuble où l’on entend le voisin éternuer, nous pouvons presque s’appeler colocataires.

Avant toi, deux voisines institutrices vivaient au dessus, et même si leurs talons sur le parquet m’avaient hérissé le poil, je ne les détestais pas.

Toi voisine, ce que je ressens pour toi est tellement fort que… je ne peux le réprimer.

J’ai appris récemment, qu’avant de venir acheter ce logement, tu vivais en pavillon. Une question me vient : pourquoi tu n’y es pas restée ? Sérieux, tu étais paisible et nous aussi, et il a fallu que tu viennes t’installer au dessus de nous, sans avoir au préalable consulter les règles de savoir vivre en communauté. Flûte alors. Ou putain de merde, ça dépend de mon humeur.

Depuis le mois de septembre, tu nous fais un florilège. Réceptions chez toi (sans enlever les chaussures, c’est encore mieux), , marathons en long, en large et en travers de ton chez toi, aspirateur à n’importe quelle heure, réveils en fanfare à des heures que même mon fils ne connait pas…

Je vais te dire un secret : tu as fait des travaux pendant deux semaines, et je suis chez moi la journée. Cela aurait pu être les 15 jours les plus pénibles de ma vie. Mais non. Le bonheur, le pied total. Travaux, ça veut dire que ton logement était inhabitable, donc tu étais absente. Pas de bruit le soir et la nuit. Et pas le matin avant 8h15, début des travaux. Je pense que j’ai plus parler à ton maçon qu’à toi. En tout cas, lui il était poli.

Ta non-compréhension des quelques règles de savoir-vivre ont pu me faire penser que tu n’avais pas d’enfant par exemple (quand on claque les portes à partir de 20h et dès 6h, on est en droit de se poser des questions), mais si ! Tu as au moins un fils, et une petite fille. Les pauvres dis donc… Remarque, ils n’ont pas l’air d’être mieux que toi. Les chiens ne font pas des chats hein 😉 Tu n’avais donc pas la moindre excuse pour tout ce que tu nous a fait subir, si ce n’est ton caractère de merde, dont nous avons eu maintes fois des preuves.

Dans une semaine, je déménage. La fin de notre cohabitation a sonné ! La délivrance. Le soulagement. J’attends de te quitter autant que de retrouver mon mari et notre vie à 3, c’est dire.

Mais ne t’inquiète pas voisine, je te promets une super dernière soirée.

Allez, bisous.

PS : j’espère que nos remplaçants seront discrets, sans « un putain de gamin qui hurle la nuit ». 

PS2 : c’est bizarre, pendant les 15 jours qu’ont duré tes travaux, il a super bien dormi. Ouf non ?

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3 Comments

  • Reply My sweet cactus 9 mai 2016 at 20 h 17 min

    Bonne nouvelle vie alors ! J’ai connu ça ; j’avais l’impression que les voisins avaient adoptés des kangourous…

    Léa-Marie de http://www.mysweetcactus.com

  • Reply Mariella Dreams 8 mai 2016 at 22 h 29 min

    Hello!

    Olala j’ai lu ton article en souriant j’avoue! Nous avons vécu cela aussi, ils habitent toujours au dessus de nous, mais on décider de se calmer un peu, les joies des appartements mal isolés…
    Heureusement, vous voyez la fin…
    Belle soirée,

    Mariella Dreams

  • Reply Kid Friendly 8 mai 2016 at 20 h 45 min

    Ou comment les habitants d’un seul appart peuvent te pourrir la vie… Elle avait l’air bien gratiné. On a connu ça aussi avec un couple de jeunes complètement barré. Il m’a menacé 2 fois, une alors que j’étais enceinte et l’autre quand j’avais mon fils en porte-bébé…

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