Tu as bien lu : pour moi, la rentrée mérite une période d’adaptation, plus ou moins longue suivant les gens, le contexte et l’âge aussi !

Oui car vois-tu, le travail, on n’y revient pas comme ça, on ne se remet pas au travail comme on sirote un mojito.

Et crois moi, quand t’as 2 ans, tu ne reviens pas à la crèche la fleur au fusil, en disant « hey, salut les gars, alors, y’a quoi comme nouveaux jouets ? Allez salut mam’ , à ce’s » (mode  décontracté quoi).

Et pourtant, ça fait trois jours que tu lui en parles et que tu te transformes en vraie commerciale pour la petite enfance : « qui c’est qui va revenir à la crèche lundi ?? c’est toiiiiiii ! mais comment tu as trop trop trop de chance sérieux !! tu vas jouer à ça, puis à ça et encore à ça, sans maman pour te dire non ! et puis tu vas retrouver qui ? tu vas retrouver truc !!!! et machin !!!! et bidule aussi ! rolalalalala comment ça va être de la bombe de balle lundi ! » (tout dans la demi-mesure évidemment).

Non, la version crèche est plutôt en mode goret qu’on égorge, hurlements et appels multiples de « maaaaaaamaaannnnn », et petit corps en tension. Le truc qui te file une grosse patate pour aller bosser un lundi après 3 semaines de soleil.

Du coup, forcément, ta journée de boulot ne sera pas des plus productives. Entre tes pensées vers ton fils, qui lui, entre temps t’a complètement oublié en principe (oui, y’a un nouveau tobbogan finalement, alors tu comprends, y’a des prioritays ma bonne dame), le racontage des vacances aux collègues, le questionnement sur les nouveautés pendant ton absence, la flemme (oui, faut l’avouer), de nouveau les pensées vers ton fils (avec en bonus l’envie irrépressible de téléphoner à la crèche) et la pluie à regarder par la fenêtre (passionnant et déprimant en août) : forcément, tu ne bosses pas beaucoup.

Mais je ne doute pas que les pleurs vont diminuer, s’apaiser et disparaitre, et que la motivation va revenir, d’ici la fin de la semaine ! Avec en prime le soleil, ça serait cool (ça fait un truc de moins à regarder par la fenêtre).

 

Et chez toi, la rentrée, elle se passe / s’est passée / va se passer comment ? tu appréhendes ? tu la prépares ?